Enfin là en l’occurence c’est plutôt le continuum temps/temps; depuis que je farfouille dans mon ancien blog pour en transbahuter le contenu ici, je relis de temps en temps les articles que je transfers. Et j’ai surtout revu le premier, écrit le 12 octobre 2005; il y a donc presque 1 an ! Outre le contenu qui ne m’a pas surpris puisqu’il s’agissait d’un passionnant article sur l’eusthénoptéron (si si c’est passionnant !), j’ai surtout pris conscience de cette année écoulée et de la montagne de choses plus ou moins, euh, intelligentes ou interessantes ou sensibles, laissée sur Internet, et je ne vous raconte même pas tout ce qui a été dit ou fait en dehors de ce monde cybernétique !

Bon cela dit je ne veux pas parler de mélancolie parce que ce n’est pas le cas ! Non non je suis juste entrain de soulever la question, épineuse de l’existence du temps en dehors de toute perception. Il semble donc que cette année n’a commencé à exister qu’au moment où j’ai décidé de transférer les articles d’un blog à l’autre (j’aime bien le second d’ailleurs, n’en déplaise et j’en suis désolé à certain – promis le contenu sera toujours aussi débile). Attention je ne voudrais pas remettre en cause des notions de physiques quantiques et de l’existence du temps en tant que grandeur physique. Je remets par contre en cause le temps en tant que contrainte sociale. Ah Ah ! C’est parti, accrochez vous à vos souris; là commence le n’importe quoi !
Je remets en cause la nécessité du temps ! Oui d’accord ça a des côtés pratiques, pour faire cuire des pâtes par exemple, on sait que c’est 6min (enfin celles que j’ai mangé ce soir), mais on peut s’en tirer en goutant de temps en temps. Ca peut être pratique pour prendre un train ou un avion… Bon là j’avoue pas simple de changer; mais en se creusant un peu la tête ça doit être faisable. Lorsque je dis que je remets en cause la nécessité du temps c’est surtout à cause de ses travers. J’hésite un peu, j’ai deux exemple en tête mais je sens que je ne vais pas me faire que des amis…
Bon le 100m… ça se court assez facilement, enfin à partir du moment ou on a plus ou moins deux jambes et qu’on sait engros où ça commence et où ça s’arrête; alors pouvez vous m’expliquer à quoi ça sert de le courir en 9sec81 ou 3sec8 ?! Franchement c’est pas un effet un peu pervers… Oui oui je sais “panem et circenses” mais bon on a fini l’époque romaine, venons en à des distractions moins débiles…
Allez un autre effet con du temps… Je, non tiens pas moi pour une fois, toi. On va dire que tu es un garçon c’est plus simple pour faire ma petite démonstration. Donc tu rencontres Pénélope dans un diner, tu la rencontres ça veut dire que c’est la première fois que tu la vois, et manque de bol tu n’es pas assis à côté d’elle ou en tous cas tu n’arrives pas à lui parler autant que tu voudrais, par contre Pénélope te plait quand même. Le peu que tu as réussi à échangé semble prometteur, son rire est charmant, ses yeux pétillants, ses fesses ne gachent rien et ses seins sont globalement en accord avec le reste; bref elle semble prometteuse. Tu réussi à la ramener chez elle en voiture (il est 4h du mat quand le diner se termine et toi tu es venu en bagnole et tu n’as presque pas bu). Tu la ramènes donc et tu ne joues même pas au gros lourd. Pendant le trajet ta première impression se confirme et tu te dis que tu mettrais bien ta main sur sa cuisse; qu’à un feu rouge tu l’embrasserai volontier. Arrivé en bas de chez elle, tu lui dirai volontiers qqch comme, “Je dormirai bien avec toi Pénélope” mais voilà il paraît que ça ne se fait pas …. parce que c’est trop Tà”T ! C’est même trop Tà”T pour lui dire que tu la reverrai volontiers (si elle est d’accord, ça va sans dire, mais tu es tellement chouette que toi tu lui dirai, que tu as envie de la revoir, si elle veut)…
Et en plus des exemples comme ça je peux vous en fourguer à la pelle ! Donc NON au temps ! C’est pratique, en plus ça légitimise du même coup de ne pas dormir la nuit (c’est tellement normatif comme pratique)… Mais bon c’est un autre sujet…
Chargement
Pénélope, ça me parait être plus une question de convenance que de temps. Parce que si pendant tout le diner elle te lance son regard langoureux, elle caresse ses lèvres du bout de ses doigts, fait des boucles avec ses cheveux en riant ostensiblement à tes propos en penchant la tête un peu sur le coté, il y a des chances qu’arrivés en bas de chez elle, le seul problème lié au temps qui va se poser va être de savoir si tu vas pouvoir tenir les 6 étages en te retenant d’arracher son pull dans l’ascenseur.
Tu extrapoles là mon cher, tu extrapoles… Et en tout honnêteté, si Pénélope joue à ça, c’est dans l’ascenceur qui descend qui lui arrive des bricoles avec son petit pull gris moulant…
Nico – juste un exemple
Oh non, le temps c’est bien… C’est bien de pouvoir s’adonner à sa passion pendant des heures, c’est chouette les moments de bonheur qui durent un peu, c’est agréable de savoir que la, tout de suite, il est l’heure où je peux quitter le boulot sans qu’on me fasse la moindre réflexion. Bon c’est moins agréable de savoir que je ne serais pas chez moi avant 1h30 !
Mais on ne peut pas tout avoir : faut un peu de désavantages à une chose pour apprécier les avantages qu’elle procure !
Au diable le conformisme Sev, bien sûr que le temps peut avoir des avantages, mais je remets en cause les inconvénients et donc le système dans son ensemble. C’est un peu comme certains modes de consommation, ils ont leurs avantages, mais on les remets en cause pour leurs inconvénients ! Eh bien là c’est la même démarche, remettre en cause une norme acceptée de tous !
Nico – Révotutionnaire !