Coyott Land – 8h20: La gendarmerie a lancé un appel à témoin pour tenter de reconstituer les faits. Les premiers témoignages feraient état d’un véhicule de marque japonaise lancée à grande vitesse en marche arrière dans un champ de betteraves; visiblement à la poursuite d’un cochon. C’est en tous cas ce que relate cet agriculteur de 46 ans entendu par la police et un psychiatre. L’affaire est considérée par les autorités compétentes comme très sérieuse puisque des traces de pneus confirment partiellement ce témoignage. La thèse d’agissement de jeunes désoeuvrés, sans doute venus de la capital n’est pas à exclure. En effet il n’est pas rare de voir arriver par le train ces jeunes qui volent ensuite des voitures pour persécuter les habitants de ces villages de l’Aine.

Chargement
Est ce qu’ils ont eclaté le cochon?
Ou c’est peut le cochon qui a éclaté cette boite a savon?
As-tu le fin mot de l’histoire?
Si il reste des morceaux de cochon, je suis preneur.
Le boucher d’en bas
Le fin mot de l’histoire je ne l’ai pas, mais il semblerai qu’il reste des morceaux du cochon chez Monop
Surtout que dans le cochon tout est bon….
Oserai-je te dénoncer pour cette merveilleuse “citation” ? Doit-on y voir un relent lubrique associant l’homme au cochon ? Est-ce plutôt une remarque philisophique, par laquelle comme des décuries avant toi, tu soulignes que l’Homme est bon, par essence ? …
Nico – perdu en conjectures
Le fin de mot de l’histoire : la Toyota -Starlet a bien resisté au choc quant au cochon, il a survécu à l’accident mais son boureau l’a rattrapé au Monop!!!
Yes ! Well done ! L’a qu’à bien se tenir l’animal !
Ok, c’est pt etre une Toyota Starlet ou Aygo.. ou peu importe puisque c’est JAP! Mais le cochon lui, il est de quelle marque? Un beau bestiau toutefois! Enfin, la il ressemblerait plus à un taureau égyptien auquel on serait venu retirer les dernières banderilles.
Oui euh enfin euh, ah zut. La marque du cochon, j’crois bien que la police enquête encore, les traces sur le sol n’étant pas distinctives.
Je manque de viande
Delicatessen
Hum tu veux que je te fourgue certain(e)s de mes connaissances. Je suis sûr qu’il y a de quoi faire qq steaks ou cotelettes.
7h30. Comme tous les matins, Pigger (le cochon, pour les ânes) se lève, un peu fatigué, un peu las. Il se dirige vers le bout du couloir, fait couler un bain, puis un café, sort ses biscottes, une tasse, du sucre, du pain et du beurre.
De manière quasi mécanique, Pigger se dirige ensuite vers le pas de sa porte : Titmouse, le livreur, a laissé comme à son habitude, l’exemplaire du jour du VCP, sous la véranda, à côté du pot de fleurs.
Pigger se baisse péniblement, ramasse le journal et de ses gros yeux globuleux et tristes jette un rapide coup d’oeil sur les titres.
" Une Oie entre en campagne contre un Nain", "baisse des impôts et hausse des taxes", "Miss Truilton retrouvée ivre morte dans un night-club"…..pffff, rien d’intéressant, comme d’hab…..voyons la page des faits divers….."Haute-Marne : 4000 volailles meurent dans la nuit, on soupçonne une épidémie de grippe aviaire…."
Repliant son journal, Pigger tombe sa robe de chambre, se précipite sur les vêtements propres et secs posés sur une chaise et fonce vers sa voiture…..La Toyota Starlet hurla de douleur, à l’accélération brutale et forcée de son conducteur, puis docile, se remit dans l’axe de la route, volant vers un destin inconnu.
Les bois, les champs, les villages se succédèrent, il entra à l’allure d’un damné dans Coyott Land, priant pour ne rencontrer personne sur cette fichue route sans aucune visibilité, les nuages de brume succédant aux virages serrés.
Bam !!!! d’un coup, d’un seul, son pneu avant droit vola en éclats, le précipitant lui et son véhicule kamikaze dans le champ le plus proche.
Perdant tout contrôle, la pauvre Starlet finit sa course dans un énorme tas de betteraves…….
Encore étourdi, Pigger se glissa hors du véhicule, choqué à la vue de son véhicule endommagé. Le moteur tournait toujours, ça ne devait pas être si grave que cela.
Il palpa ses membres, son tronc, rien de cassé, juste un filet de sang partant de son crâne et ruisselant le long de sa joue.
Il avait eu de la chance de ne rencontrer qu´un tas de betteraves pourries….
S´éloignant du lieu de l´accident pour se repérer dans le brouillard épais du matin, il ne vit pas une forme se glisser à l´intérieur de sa voiture, embrayer, passer la marche arrière, puis appuyer sur l´accélérateur.
C´est un énorme gémissement du moteur qui le prévint du danger imminent qui le menaçait : se retournant il vit l´arrière de sa voiture se précipiter vers lui dans un fracas de tôle froissée, de pare-boue fracassé……
Pigger se mit à courir, comme un fou, à travers les betteraves qui tentaient de le retenir dans sa course effrénée contre la mort.
Non, il ne pouvait pas y rester, pas maintenant, le monde devait savoir, la vie de milliers de poules dépendait de cette course, vite, plus vite, ne te retourne pas sinon c´en est fini !!!!!
Une betterave lui avait sauvé la vie, une betterave allait causer sa perte…..son pied glissa sur une d´entre elles sans doute oubliée par le propriétaire du champ et l´envoya au sol, violemment.
Il n´eut pas le temps de reprendre ses esprits, sa voiture-kamikaze se transformant en bourreau roula sur le corps du pauvre Pigger, qui resta inanimé et disloqué dans ce champ qui deviendrait sa dernière demeure.
Le véhicule reprit sa marche avant, passa une nouvelle fois sur le corps du pauvre cochon, et s´éloigna définitivement.
On retrouva près de sa dépouille un melon, sur lequel était inscrit ces trois lettres terribles :
BAG
Dans son portefeuille, on retrouva la photo d´une de ces poules mortes de cette épidémie de grippe aviaire ainsi que les preuves de son appartenance à ce sombre groupuscule.
Alors, règlement de comptes, jalousie, complot ? nul ne le saurait jamais……..
Pour avoir posé les yeux sur la mauvaise poule, Pigger avait payé le prix fort.
S´enfonçant dans son dernier sommeil, Pigger pensait : une sur quatre mille, une sur quatre mille, une sur…………………………………………………………………..
Bon alors toi tu as le choix :
1/ Tu arrêtes net la drogue et promis on sera là pour t’épauler, je t’emmènerai voir des crocodiles la nuit.
2/ Tu m’en donnes un peu et je ne dis rien à la Police.
T’as le choix