Champigny – 23h47 : C’est l’heure à laquelle les alarmes de l’opérateur téléphonique ont commencer à sonner, ou plus exactement à clignoter. Alerté par une telle activité nocturne la direction de la cellule de crise n’a pas tardé à dépêcher un technicien sur place pour dianostiquer la nature du problème. A son arrivée sur place il n’a pu que constater le tragique de la situation et ses connaissances fraîches des gestes qui sauvent (appris quelques semaines plus tôt lors d’un PSC1*) n’ont rien changé. Alertant la police, il aurait décrit, apprend on de sources proches de l’enquête, “un bout de bidoche dans un switch”. A l’arrivée des inspecteurs du SRPJ de Versailles c’est en effet le corps sans vie d’un jeune homme qui est retrouvé écrasé par 3 switch 6500 d’un grand équipementier réseau. Immédiatement contacté par un inspecteur zélé, l’ONF a déclaré qu’aucun animal sauvage n’a été détecté dans les environs de Champigny; tout aussi immédiatement suspendu, le préfet, alors sous l’emprise d’extazy a rassuré les journalistes convoqués en indiquant pêle mêle que sa soeur n’est pas Charles de Gaulles, qu’il n’y a pas de risque de marée noire, que l’enquête suit son cours, que toutes les hypothèses de travail sont retenues sauf la combustion spontannée et qu’il mange des ballons de hand au petit déjeuner. Le mystère reste donc entier quant à l’identité du jeune homme et à sa présence sur le site technique de l’opérateur.
Un expert en télécommunication a pourtant déclaré que les cas de maintenance préventives nocturnes ne sont pas exceptionnelles mais que ce style d’accident n’avait encore jamais été répertorié, tout du moins dans l’hexagone a-t-il souffler avant de quitter les lieux du drame. Un appel à témoin a été lancé par les forces de l’ordre.
* Premiers Secours Civiques
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