Il y a quelques mois de cela j’ai fustigé la masturbation intellectuelle, y préférant de loin l’éjaculation intellectuelle. D’aucuns diront qu’il s’agit d’un acte vain et stérile (certes la masturbation ne permet pas jusqu’à preuve du contraire de se reproduire), j’en clame à nouveau les vertus et les bienfaits !
La recherche permanente du résultat, ou d’un résultat à chaque acte, plonge aujourd’hui notre société dans une sorte de poursuite continue. Poursuite d’un objectif ou d’un but mal défini en plus. Vince objectera sûrement qu’il s’agit en fin de compte de préserver le groupe voir même d’étendre l’influence du groupe en harmonisant les comportements. (Oh je sens que cet article va faire mal au crâne, à lire et à écrire) En tant qu’individu se réclamant avant tout de moi avant de me réclamer d’un groupe social ou ethnique, je veux faire l’apologie de l’inutile, l’apologie de la stérilité, l’apologie de l’errance. Autour de moi semble se préciser (autour « loin », juste à côté de moi se trouve une personne exceptionnelle, elle se reconnaîtra, qui n’entre pas dans ce schéma) des comportements à tendance résultative (oui…. Je sais ….). Non pas que j’en nie l’utilité, lorsque j’entame quelque chose j’ai envie, parfois, de savoir que je nourris un objectif, un résultat. Ce qui me « gêne » c’est plutôt que ces comportements soient uniquement tournés vers l’efficacité en oubliant les vertus de l’oisiveté. Car ma foi, regarder les shadoks, jouer à chat ou faire vieillir des téléramas, même si ça ne sert à rien ça fait du bien. Je pousse le raisonnement plus loin encore, la recherche perpétuelle d’un résultat plonge l’individu dans un océan de frustration, océan, aussi vaste soit-il rempli par ses soins. Et c’est là que le bas blesse, la frustration étant engendrée par son comportement l’individu s’y enterre d’autant plus que la remise en question de son comportement est profonde est douloureuse. Il préfère persister dans une forme d’erreur que d’assumer un grand coup la responsabilité de son comportement et des effets néfastes. (On s’est éloigné du sujet initial me semble-t-il… bon je m’en fous, après tout, c’est mon blog !) (Tout bien réfléchi, je ne vais jamais réussir à clore cet article, je ne savais déjà pas comment le commencer….) Bon bah j’arrête là , tant pis… Pfff… lamentable…Et en plus je ne mets pas de photos ! Ca devient vraiment n’importe quoi !
Ejaculation mentale – bis -
– 23 janvier 2008Posted in: Le violoncelle et les salsifis
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Faire ce dont on a envie, ce qui fait plaisir… C’est ça la clé de tout
… (sauf à Fort Boyard !)
“Sauf à Fort Boyard” ! Bigre ça c’est de la référence artistique !
D’où mon célèbre adage que j’applique aussi souvent que possible :
"Ne rien faire, c’est faire. C’est précisément faire rien."
M’étonne pas que je sois crevé …
Ah ça c’est de l’Adage (remarque le “A”)
Est-ce que tu veux dire par là que ne rien faire c’est également être, et que par conséquent, l’être ne se résume pas au faire ????
thèse un peu réac’ de nos jours……..
Bah bien entendu que l’être ne se résume pas au faire, c’est une évidence Guerran !
Ah bein tiens te revoilà Guerran!!! Un moment j’ai cru que tu avais perdu l’usage du clavier (waou..) surement parce que l’etre ne se résume pas au faire??? J’existe donc je suis ou Je suis donc j’existe???!!!
En fait visiblement, je gêne ici, bon je vais aller ailleurs, ne rien faire !
Je fais tout le temps quelque chose. Car j’ai remarqué que, lorsqu’on faisait quelque chose, on ne faisait qu’une chose. Ce qui n’est pas fatigant. Tandis que, lorsqu’on ne fait rien, pendant une minute ou deux, on pense alors à tout ce que l’on a à faire – et qu’on ne fait pas – et ça… c’est éreintant !
Sacha GUITRY
C’est tout bonnement merveilleux !
Tellement vrai!!!! C’est amusant comme nous avons besoin d’écrire / de voir noir sur blanc des évidences pour en prendre conscience.