Incendie à  Labosse

Labosse – Dimanche 21 Septembre – 1h27 : Une fête tourne au drame, à  l’arrivée de la Police c’est la consternation générale. Ils sont une trentaine agée entre 20 et 41 ans rassemblée autour d’un gigantesque feu; au plus près de celui-ci git un corps sans vie. Une forme vaguemement humaine, visiblement portant à  son oreille une carcasse fondue de plastique et de métal, sans doute un téléphone portable à  dire d’expert.

Le commandant Chautard est le premier sur les lieux avec son adjoint De Robert. Ils donnent la priorité à  la collecte des témoignages, sont entendues les personnes les plus proches du corps. Ils sont unanimes :

“Euh ben à  trois grammes dans chaque bras c’est normal qu’il prenne feu rapidement”
“On a bien vu qu’il restait près du feu mais on a pensé qu’il avait froid.”
“Je l’ai entendu dire qu’il avait mal au cou et que près du feu, au chaud, ça le soulageait”
“Ouais, je, ze l’ai, j’l'ai vu quoi, il était près du feu au téléphone, pas le feu tu vois,enfin vous voyez mon général, enfin Lieutenant, vref, euh, il était près du feu quoi”
“En effet nous observions la scène et avons constaté qu’un individu prenait feu”

Ce que Chautard et De Robert ne s’explique pas c’est l’immobilisme de la victime et, accésoirement celle des participants de la fête.
Chautard examine le corps en attendant l’arrivée de la section scientifique et technique; il interpelle discrètement De Robert et lui glisse "Regardez le De Robert; on dirait qu’il murmurait "Dieu qu’il fait chaud ici’ avant de mourir"; De Robert oppigne de la tête.

Les premières hypothèses font état d’un taux d’alcolémie élevée, très élevée; la thèse du suicide ou de l’attentat ne sont pas écartée; Chautard aurait demandé à De Robert de rajouter Al Quaida dans la liste des hypothèses probables.

About Nicolas B.

Photographe professionnel, Nicolas Beaumont vit à Paris et travaille à travers le monde. Depuis 2009 il a voyagé en Asie, en Océanie, en Afrique et en Europe.