Distractions printannières

Disclaimer : Le rédacteur (moi) n’est pas responsable de la sensibilité du lecteur (toi). Donc ami lecteur ou lectrice si tu te sens un peu sur la tangente, globalement pas stable : ne lis pas la suite ! Surtout pas.

Ah ami français, tu as de la chance ! Si si ! Les week-end de trois jours ont commencé ! (Si tu n’es pas français, tu peux faire des week-end de trois jours en posant une journée de congés).

La résurrection du christ, la fête du nationalistes de tous poils et des Bolchéviques de toutes plumes, la victoire écrasante des français sur les boshs ou le christ qui monte au ciel en emmenant une cohorte de vieux mort de chaud… autant de jours fériés, de temps libre qu’il faut occuper.

La crise étant parmi nous (si si tout le monde le dit; ça doit être vrai) je ne peux raisonnablement pas vous inviter à  vous distraire comme avant.

Avant la crise, on prenait la Jag le vendredi matin pour filer à  Cannes, on roulait bourré à  180 km/h en faisant des bras d’honneur aux gendarmes en R5 ou en Safrane. On arrivait détendu pour démarrer le yatch et ingurgiter 500 l de mazout à  l’heure le tout en découpant des filets dérivants avec nos hélices en titane qui valaient une couille chacune. – pour un bateau à  trois hélices, ça pose quelques soucis -.

Avant la crise, on allait au resto entre pote, on buvait deux ou trois bières, une ou deux bouteilles de pinards chacun, pas de la piquette de chez Monop’ ou Nicolas, non Monsieur, on buvait des grands crus, on se faisait des bains de bouche à  la Romanée-conti ou au St Emilion et pour finir le repas on se ruinait bien, au Ruinard. Pour rentrer on se faisait vomir et hop en voiture; après trois ou quatre tours de périph à  fond on lâchait la caisse n’importe où et on allait se coucher dans des draps en satin. Le lendemain c’était Nestor, le domestique qui retournait la chercher à  la pré-fourrière de l’av. Foch ou de Bercy.

Mais tout ça c’est fini… la crise est là  !

Donc pour agrémenter vos longs week-ends de printemps je vous propose un jeu de société qui permet de rire en famille ou entre amis sans dépenser un sou et sans vomir ! (on peut vomir mais ça ne sert à  rien dans le cas présent).

Pour ce jeu il vous faut un peu de mémoire, de la vivacité d’esprit, des notions de calcul mental et un cimetière.

Le principe est simple: trouver le mort le plus jeune !
Ah je vois que vos visages s’illuminent. Si ton visage ne s’est pas illuminé c’est que tu n’as pas lu le disclaimer. Tu peux encore arrêter de lire. C’est ton choix amis lecteur.

Pour jouer c’est tout simple, on part entre ami au cimetière et au grès des tombes on fait des soustractions pour trouver le mort le plus jeune. Une fois le mort le plus jeune trouvé on peut faire des variantes; tu verras ami lecteur je t’en propose quelques unes.

Pour que le jeu soit plus drôle je te conseille de ne pas comptabiliser les morts-nés, les morts de moins d’un an et pas non plus les morts inscrits sur les caveaux avec 36000 noms; c’est pas du jeu.

Pour corser un peu les choses ou pour rejouer tu peux complexifier un peu les choses :

  • Trouver le mort le plus jeune de 1914
  • Trouver le mort le plus vieux de 1917 (là  c’est rigolo, y en a plein mais pas beaucoup de vieux)
  • Trouver le mort le plus jeune dont le prénom commence par un N.
  • Trouver un mort qui a le même nom et prénom que ta belle-mère (interdit de la zigouiller et de l’enterrer en douce) (par contre ça pourrait ne pas faire rire ta copine ou ton mec)
  • Courir après les gosses et leur filer des coups de pieds. Ah non ça on n’a plus le droit, on avait le droit avant la crise.

Voilà  pendant que tu organises tes prochains week-ends de trois jours (ou deux d’ailleurs, ça marche aussi) je vais retourner vaquer à  mes saines occupations; collectionner les os de poulets en l’occurence.

About Nicolas B.

Photographe professionnel, Nicolas Beaumont vit à Paris et travaille à travers le monde. Depuis 2009 il a voyagé en Asie, en Océanie, en Afrique et en Europe.